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Balade en Chansons

toulon
Se saisir du monde à partir de son lieu de vie…! Oui, mais ça dépend de ce que tu vois de ta fenêtre ! Est ce qu’on choisit sa fenêtre ? Je pense Toulon parce que j’habite en face, j’ai grandi avec la barre du Faron dans les yeux ; et j’ai la Rade parce que j’habite au bord. J’aime ce territoire : sa beauté (sa géographie) et je voudrais aimer davantage son caractère (sa culture littorale méditerranéenne), malgré la densification urbaine , la pollution et les choix de politique culturelle ! Car ce n’est pas parce que le territoire est beau que la vie est bonne ! Que la lumière embellissante ne nous fasse pas oublier notre devoir de citoyenneté ! Notre Cité s’est constituée autour de la Rade, voilà pourquoi « je suis un Larade ! »
avance
Après la chanson ToulonToulon, concept poétique et culturel, la chanson La Sagno de Mar (La Seyne sur Mer) est à la fois un cri d’indignation et à la fois une volonté de tourner la page des Chantiers Navals, en constroyant une dynamique pluriculturelle. C’est la ville où je suis né et où je travaille comme développeur culturel et animateur artistique; je suis fier de ce travail qui correspond bien à ma vocation. C’est à l’endroit où l’on habite que l’on fait l’expérience de la liberté. L’endroit, ville ou village, devient alors le territoire, le théâtre d’un combat pour y agir juste et y vivre libre. Mon grand père paternel avait été contraint à l’exil, menacé de mort par des fascites en Italie; à La Seyne, il milita au Parti Communiste. Quelques années après sa mort, je faisais l’expérience d’un stalinisme local dont je qualifie les représentants de fascistes de gauche puisqu’ils ont attenté à ma dignité et entravé ma libérance pour la seule et mauvaise raison que j’exprime une autre opinion que la leur sur la démocratie.

toulon1789

Toulon en 1789

Lorsque Claude Sicre, des Fabulous Troubadours, sort sa chanson “Ma Ville est un Parc”, au sens de ville attractive qu’il positive volontairement (il s’agit de Toulouse), il se trouve que toutes les actions, tous les projets que je déploie dans ma ville (La Seyne), sont baffoués. Je suis personna non grata parce que je n’appartiens pas aux clans-camps politiques dominants, ni de drauche ni de guoitre, qui se livrent une guerre froide ridicule, désuète et dévastatrice. Ma ville ne pouvant pas être la « ville attractive » qu’appelle Sicre de son chant, celle dont j’ai besoin pour m’épanouïr comme artiste et citoyen, je décide alors de témoigner de l’empêchement dont je fais l’objet. Sicre a raison, je partage et j’agis dans la même perspective; reste que pour moi, ma ville est un Camp, au sens de zone d’Enfermement de laquelle il convient de se libérer. (On peut lire Ma ville est un Camp).

journal

Alors j’ai fait une Vague… et un journal…

 

Selmo et Richino mes deux grands pères

 

Je suis issu de deux familles originaires de Toscane. L’une de métayers depuis plusieurs générations jusqu’à ce que mon grand père paternel (Selmo) mute ouvrier à La Seyne; il est venu pour travailler aux Chantiers Navals dans les années 1920. Un jour qu’il vit le film de Charlie Chaplin, “Les Temps Modernes”, quand Charlot visse des boulons à la chaîne, il a dit en riant : « jè faisais la mêmè connèrillè! »

carrara

Au pied des montagnes, blanches de marbre, la ville de Carrara

 

Tiens encore une barre qui fait frontière

 

entre terre et mer,

 

entre le Littoral, la plaine de Luni et le Pays, la Toscane du Nord, la Lunigiana!

grandMereNella

Je chante avec Nella, ma grand mère

 

Mon arrière grand père maternel (le père de Richino) est venu bien plus tôt à La Seyne; c’était dans la première vague migratoire des années 1890. Il s’employa en plus de son travail aux Chantiers, à faciliter l’intégration de ses compratriotes nouveaux arrivants, pour leur embauche et leur naturalisation.

05-Manger, boire et chanter, en choeur

Manger, Boire et Chanter…

 

J���������������ai gardé en mémoire, l’image d’un film en noir et blanc qui illustre l’arrivée des italiens, dans ces années de migration; des piémontais, je crois, parce qu’ils arrivaient par les montagnes; ils chantaient sur des charrettes, une ritournelle (stornella) qui a inspiré l’air de ma chanson. Pour ce qui est du texte , je mélange le Français et l’Italien. J’ai choisi d’employer le nom de la ville en occitan parce qu’il sonne plus près de ma langue d’origine. (Allez, on lit La Sagno de Mar)
04bis-Derriere

De l’autre côté du marbre, le Pays, la Lunigiana

 

05bis-Francesco con la Chitarra

Franché à la chitarra

 

06-SantoMandreano

Santo Mandreano vu de son point culminant

 

Par amour, je suis allé habiter sur l’île, la presqu’île de Saint Mandrier. Je dis l’île parce que ce fut jadis un petit archipel de trois îlots rapprochés. Et Saint Mandrier, c’était un homme, un saxon dénommé Flavian; il appartenait à une armée d’envahisseurs, défaite par Saint Cyprien , un chef chrétien. Un temps prisonnier, ce gradé de l’armée d’Amalaric avait fini par accepter la mission : civiliser ce bout de terre, en protégeant les habitants et passer d’une vie d’anachorète à une vie en enclos avec un verger (en grec ; mandriano qui a donné le même mot en italien, pour désigner un éleveur de gros bétail); ça se passait au Vè siècle après JC.

07-Place de Santo Mandreano

La Place de Santo Mandreano

 

C’est sur l’île que j’ai ressenti l’exotisme d’un port caché. Il me rappelait Puerto Escondido (« petit port caché” en espagnol), un petit village de la côte ouest du Mexique où j’ai séjourné ; avec sa grande place du marché en terre battue jouxtant sa petite mairie aux allures coloniales et son église avec son clochet néo-gênois tout comme les maisonnettes qui bordent ses quais. En latinisant son nom, je l’éloigne de mon réel pour mieux en faire ressortir et ressentir l’exotisme que j’élève comme un bouclier poétique contre la bétonnite immobilière engagée par le maire. On écoute et on lit Santo MandreanoSanto Mandreano.

 

Bord de mer encore paysagé à Santo Mandreano

07bis-Bord de Mer Sauvage

08bis-Nuit sur les Tours

Des Tours, la nuit…

 

Avant d’être locataire dans l’île, j’étais locataire dans les HLM des quartiers nords de La Seyne et je me déplaçais en moto ou en auto d’un point à l’autre, en diagonale dans ma ville, des quartiers nords à la presqu’île; j’allais retrouver mon amour. C’est ainsi que j’ai compris que la ville ouvrière était composée de deux hémisphères d’un même cerveau: d’un côté, l’activité humaine, le travail, la construction navale et de l’autre, l’imaginaire, le Cap Sicié, la Méditerranée. C���est la chanson H����tel Lamy qui livre cette vision autour du rite des lancements de bâteaux; rite qui constitue un trait culturel seynois et en même temps le trait d’union entre les deux hémisphères. D’un côté, on lance les bâteaux construits, de l’autre on va les voir s’éloigner vers la ligne d’horizon (lire, écouter et voir le poèmim Hôtel Lamy).

 

Balcon au ciel…, j’habitais là, au troisième, dans les Quartiers Nords

08-Quartiers Nords

08tris-Balcon dans le Ciel
09-Magnifique Hotel Lamy

Magnifique Hôtel Lamy

 

Dans les moments difficiles rencontrés dans ma ville pour y constroyer une vie artistique, culturelle et citoyenne dynamique, je me console en trouvant des fondamentaux poétiques qui me permettent de résister. Et je trouve que la résistance est envisageable toute une vie durant quand elle donne du sens à une posture de poète ou plus généralement d’artiste; une posture depuis laquelle on fait de sa relation à un problème ensoi ou à un empêchement ensemble, un objet, un art. Et si l’on tape juste, alors il y a libérance et processus.

 

09bis-Entre les Deux Rochers Couché entre les Deux Rochers
10-Entre les yeux

« long, ça fait long…

 

La notion de combat s’apparente à la notion de temps long. Ces deux notions produisent l’équation de la transformation lente et synchrone du principe constroy de l’Ensoi et de l’Ensemble. Comme un être humain se transforme vers son accomplissement, un système d’organisation humaine se transforme également, mais dans un temps encore plus long, à coups d’événements rendus possibles par des actes justes posés par un individu ou un groupe, contribuant ainsi à un moment donné de l’Histoire, à son harmonie. Parfois dans l’attente de ces actes justes, le temps peut nous apparaître très, voire trop, long. (on peut lire et écouter la chanson emblématique de cette idée : ConstroyConstroy et également lire La Ballade d’Aeioyu, du nom du premier homme mort en marchant, avant même de voir la mer vers laquelle il guida sa tribu).

 

…à longer les dents de scie..! »

10bis-Indien au Coeur
10tris-En haut

Pistil Painting Baie

 

Je puise alors dans le rapport sensuel que j’éprouve pour la beauté du territoire dans lequel je vis. Mon territoire devient alors le théâtre de mon combat; j’y réalise une série de chansons imprégnées de ce ressort narratif qui allie l’élément “combat ou guerrier” à celui de “territoire ou théâtre”. (On peut écouter A TamarisA Tamaris et lire Var Ouest, Un Homme Bleu, Pistil Baie, et dans Ramamoureux, l’énergie du désir qui anime, fait agir, découvrir, marcher, ramer, voler, nager, courir, c’est la même énergie qui nous fait devenir amoureux). Et dans la châleur de nos étés chaotiques faisant loi en notre littoralité méditerranéenne, j’ai senti mentalement ce que pouvait ��tre l’éternité dans le « On ne mourra jamais » final (lire Le Chant des Cigales), thème qui revient dans (lire Santo Mandreano) »Chaque été c’est l’éternité et l’éternité c’est l’été ».

 

Lumière en Baie

 

12.Soleil en Main

Soleil en main

 

Dans d’autres chansons, je constate que j’allie l’élément “territoire” à celui de “l’amour” (on peut lire La Fille du Cap Sicié, Les Amants du Faron, Around the Rade again). Dans d’autres chansons, que l���on peut classer dans cette catégorie, le territoire devient une terre imaginée (on peut lire Hennène Khôl qui signifie “les yeux noirs” en arabe) ou encore, ce même territoire devient l’un ou l’autre de nos deux astres essentiels (on peut lire Soleil, Lune), jusqu’à devenir même, un entre Mer-Terre et Air (on peut lire Les Yeux Secs ). Et de longue, l’amour y est plus ou moins fortement érotisé, jusqu’à cette chanson où le territoire devient lui-même objet d’érotisation (écouter Le Nageur De Pistil BaieLe Nageur De Pistil Baie.

 

13-On a le Label, le Drapeau

« On a le Label, le Drapeau qui claque au Vent! »

 

Ensuite il y a des chansons qui parlent du Constroy Mouvement, de la 7ème Vague ou du Café Théâtre; autant d’outils structurels que j’ai constroyé avec d’autres artistes locaux. La notion de “constroy mouvement” vient alors se substituer à l’élément “combat”. Le Constroy Mouvement, c’est tout à la fois l’enjeu et la solution du combat; c’est mon chemin, c’est ma voie et c’est ma voix puisque je le chante. Parmi ces chansons à deux éléments ���territoire-constroy mouvement” (on peut lire Rue Berny, La Vague à danser). Il y a même une chanson qui mêle les trois éléments “territoire-constroy mouvement-amour” (on peut lire Printemps 99).

TournageClipLamy

Tournage du Poèmim « Hôtel Lamy »

 

Je constate aussi que j’ai composé des chansons à caractère tribal dont l’élément narratif est la représentation de notre culture littorale. Ces chansons sont destinées à être chantées par tous ceux qui en partagent le sens. Elles pourraient être classées dans “les territoriales” mais j’en fais une catégorie à part que j’appelle “les tribales” (on peut lire Le Gobi BleuLe Gobi Bleu, Des 4 Rivages, Séquoïa, lire et écouter La BralhambaLa Bralhamba qui débute par ce clin d’oeil à l’horrible événement du 11 septembre 2001 et à sa retransmission télévisée en boucle « Avant que de nous prendre un avion dans l’oeil »), et enfin la chanson Ma Marseillaise qui répond aux émeutes des Grands Quartiers à partir de l’iconographie révolutionnaire française : une femme au sein nu, une Louise Michel marseillaise ; un visage réactualisant la République (lire et écouter Ma MarseillaiseMa Marseillaise).

14bis-Vague
15-Besoin de Dialoguer

Conférence de Presse avec porte-voix !

 

La notion de combat que l’on retrouve dans bon nombre de mes chansons met en scène des ennemis sugg����rés sous la d��nomination de blattes, conos, salauds, mafieux ou autres pébrons jusqu’à pires (se reporter à la page “Ecrits” de ce Site, au chapitre Lexico’Constroy). Si j’en appelle au Mouvement, à la Tribu artistique, culturelle et citoyenne, je ne privilégie pas pour autant un combat d’ordre idéologique mais davantage un combat théâtral et poétique. Il s’agit bien de lutter sérieusement contre le clientélisme, l’injustice, l’empêchement, les murs rendant difficile un état de libérance où chacun peut s’épanouïr, s’il le désire, en produisant du sens dans l’intérêt général, dans le respect de l’autre et dans la préservation de sa propre dignité. Celui ou celle qui ne respecte pas ce processus constroy, et qui l’entrave sciemment pour ne servir que son intérêt personnel, celui-là doit être mis à la lumière du soleil et en cas de légitime défense, il doit être combattu tronchon tronchon, à coup d’arguments artistiques, culturels et citoyens. Pour expliquer la permanence de ce duel contre la Blatte Humaine, je me suis appuyé sur la fable africaine du lion et du scorpion.

(On peut lire et écouter Le LionLe Lion).

15bis-Tomahawk
16-Plan Baie

Plan Baie

 

Mes chansons sont des ballades littorales. Elles parlent de Pistil Baie qui est devenu un concept territorial à imaginaire extensible. Je chante “je suis le Nageur de Pistil Baie”. À l’origine, Pistil Baie c’est la baie dite des Sablettes, à La Seyne sur Mer; celle où les Deux Rochers n’en finissent pas de marcher sur la mer (on peut lire Pistil Baie et On a la Rade mais aussi réécouter Hôtel Lamy). Puis le paradigme Pistil Baie, dont vous pouvez découvrir la signification métaphorique dans le Lexico’Constroy, s’étend à la dénomination de la ville toute entière, selon le principe que l’endroit le plus beau, le plus aimé des habitants devient par métonymie, le nom même de la ville où il se trouve. La chanson qui affirme ce concept nous apprend aussi que ce sont les femmes des ouvriers des Chantiers Navals qui ont donné ce nom à la ville, à l’occasion du lancement du dernier bâteau. Et ce dernier bâteau construit, c’est la nouvelle ville. Et cette nouvelle ville est artistique, culturelle et citoyenne. (On peut lire et écouter Le Dernier BâteauLe Dernier Bâteau).

16bis-Marche en Baie
17-LeGrandBleu

Le Grand Bleuté

 

Pour finir cette balade en chansons qui je l’espére, t’aura intéressé(e), je t’invite à suivre le chaloupé permanent de l’Homme nu sur les deux territoires qui fondent notre culture littorale; la Terre et la Mer. Voyez comme il les parcours en symétrie, en y marchant et en y ramant…

 

(On peut lire et écouter un enregistrement du groupe Toutalégou avec la guitare de christian Jonquères : AvanceAvance).

 

…Allez avance, vers la lumière et danse !

 

Tonton Dgé

 

Allez danse !

 

Le cap juste,

direction Les Deux

dernierPecheur
dernierBateau

Aux rames Citoyens !

 

Ah oui, j’allais oublier de te dire qu’un beau jour ou peut être une nuit, je me suis lancé. Depuis j’ai l’image d’un aigle, mais pas noir, qui vole dans mon ciel. Je vole le plus souvent habillé de blanc, et de bleu, pourquoi ? Va savoir ! La réponse est évidente en regardant ces deux dernières photos.

 

(On peut lire et écouter un enregistrement du groupe Toutalégou avec la guitare de Christian Jonquères : EnvoléEnvolé).

 

Allez vole !

 

Tu peux également faire connaissance avec le groupe mythique (Toutalégou), écouter quelques chansons inédites et commander des CD de collectionneur.

 

Apollonysios sorti des eaux par Botticelli

toulon

Au pied du phare
On a la barre
Toujours derrière le teston
On a la barre du Faron
Ça fait frontière
Ça fait barrière
Qui nous empêche de voir derrière
Et qui nous coupe de la Terre
C’est à la Mer qu’on a à faire

La Mer

Elle nous plonge dans les yeux
De nouveau né jusqu’à très vieux
Et nous pose une seule question
Est ce que t’embarques
Oui ou non
Et on a la rade
On reste là le bras tendu
Comme un cul-vers-ville en statue
Comme un vié-vers-mer (rigole)

Toulon

On a la ligne d’horizon
Mise en bandeau bleu sur le front
On va passer les yeux derrière
Noyés du trop plein de lumière
Adieu Port et Montagne
Adieu Presqu’île de Sagno
Grèce Italie Maghreb Espagne
Écoute le chant des rivages
Le vent salé sur les visages hâlés

On a mis Martius aux galères
Délivré Téla la sourcière
Si tu la veux pose la question
Est ce que tu montes
Oui ou non
C’est de l’amour en barre
Et brille le Phare
Ça te met des ailes au teston
En haut sur la barre du Faron

Toulon

Tonton Dgé © « Droit de Copie et d’Utilisation interdit »
2006 Constroy Mouvement Production

ma ville est un camp

C’est une ville où tu ne peux que crever
D’isolement
Ma ville est un camp
Qui tue les gens

C’est tout une histoire d’amour râté
Politique qui ment
Vanité tout le temps
Qui tue les gens

Où l’histoire des êtres qui veulent avancer dans le temps
Où le destin des esprits qui se prennent à voler dans l’instant
Où tout ce qui crée est massacré

Où au plus tu fais fort
Et au plus tu es mort
O�� au plus tu veux faire
Et au plus on t’enferre
Et si t’es pas d’accord
On te règle ton sort

Mis à part ça monsieur le maire se dit démocrate, il se dit
Mais tout ce qu’il fait relève du médiocrate, il a fait
Il a dit “n’y aura plus de chasse aux sorçières”, il a dit
Tout le monde pourra prendre part à la vie
De la cité tout entière, il a menti, j’suis témoin, je subis
Mais pour faire ce qu’il dit et pour faire ce qu’il fait
En restant bien derrière bien rangé bien tassé
Pas une seule tête ne doit dépasser

Ô Boris Maul, Sarl Saglia
Valéria Punch, Hérisson Muso Pébron
Y a aussi Cocajauni, Méganioque, Patin Couffin
Y a aussi Vieille Motte, Père A et Marc Tinain
Attention y en a plein
Y en a plein qui voudraient bien
ChapoBlanc, Perpin, Purain
Faire lé mairé, fairé l’adjoint au mairé
S’occuper des affairé, dé lores affaires
Niquer la bonne mère
Allez y, allez y, les sorciers apprentis
Le peuple client a peur de vous
Moi j’suis à fond, j’ai pas peur, je suis fou
Et même plus, je suis allié
Allié au tout, à la pulsion des pieds
Qui ne font que marcher
Que penser de partout

C’est une ville où tu ne peux que crier
D’isolement
Ma ville est un camp
Qui tue les gens

C’est une ville où tu ne peux que créer
Du mouvement
Du constroy mouvement
Qui lie les gens

Où l’histoire des êtres…,
Où tout ce qui crée est SACRÉ

Tonton Dgé © « Droit de Copie et d’Utilisation interdit » 1996 Constroy Mouvement Production

a la sagno de mar

 

Ô mio nono mi a lachato qui
Din questa terra como un peso di Toscana
Tra monti è mar
Per lavolare al cantieri dei navi
Din la città dé La Sanho dé Mar

È din La Sagno De Mar
J’en ai connu des conos au pouvoir
Ô pépé c’est fini les chantiers
Che l’posto adesso pour rêver
À un’ altra réalita eh eh eh

Oggi io sono excluso delle mia città
Accidenti à quèli qué m’an fa portare la colpa
Soni tutti facisti anqué di Sinistra
Ils m’ont empêché de cantare per la festa
Su la sc��na de la liberta

È din La Sagno De Mar
Y a des ritals, des gitans, des arabes et des noirs
Allez danser, chanter vos identités
Che l’posto adesso pour constroyer
Vers un’ altra communauta eh eh

Tonton Dgé © « Droit de Copie et d’Utilisation interdit » 1994 Constroy Mouvement Production

 

à la seyne sur mer

(Traduction)

Mon grand père m’a fait naître ici
Dans cette terre qui ressemble à La Toscane
Entre montagne et mer
Il est venu pour travailler aux Chantiers Navals
Dans la ville de La Seyne Sur Mer

Et à La Seyne Sur Mer
J’en ai connu des conos au pouvoir
Ô pépé, c’est fini les Chantiers
Désormais y a la place pour rêver
À une autre réalité

Aujourd’hui je suis exclu de ma propre Cité
J’en veux à ceux qui m’en rende responsable
Ceux sont des fascistes de gauche
Ils m’ont empêché de chanter sur la scène
De la fête de la liberté

Et à La Seyne Sur Mer
Y a des ritals, des gitans, des arabes et des noirs
Allez dansez, chantez vos identités
Il y a la place aujourd’hui pour constroyer
Vers une autre communauté

Tonton Dgé © « Droit de Copie et d’Utilisation interdit » 1994 Constroy Mouvement Production

Hôtel Lamy

 

En voyage dans ma ville
En étranger laissé là par l’exil
Je marche seul en diagonale sur un fil
Des quartiers nord à la Presqu’île
Entre les deux cerveaux de ma ville
Jusqu’à l���hôtel Lamy

D’un côté on fait des icebergs
Pour lutter contre le Grand Réchauffement
De nos Chantiers on les balargue à la Mer
On a le rite des lancements

Des lancements
Jusqu’à l���hôtel Lamy

Va à l’hôtel Lamy
Seul, en couple, entre amis
Tchatcher jusqu’à minuit
Empistilladés
Va à l���hôtel Lamy
Prendre des bains de nuit
Danser jusqu’à un lit
La Chaloupade

Va à l’hôtel Lamy
Sur le sable de Pistil Baie
Va �� l’hôtel Lamy
Va nager jusqu’aux Deux Rochers

De l’autre c’est l’imaginaire
Le Cap Sicié les deux rochers permanents
Qui donnent envie de s’en aller droit sur la Mer
En face à Mechta Azroûd en ramant
Et de Mechta Azroûd
Jusqu’à l’hôtel Lamy

On est en 2025
ça chauffe trop il n’y a plus de cigales
On boit des coups et à tous les coups on trinque
Pour se sortir du gros scandale
Tous dans nos gris reteints et nos sandales
On marche, on marche on va
Jusqu’à l’hôtel Lamy

Va à l’hôtel Lamy
Seul en couple entre amis
Tchatcher jusqu’à minuit
Empistilladés
Va à l’hôtel Lamy
Prendre des bains de nuit
Danser jusqu’à un lit
La Chaloupade

Va à l’hôtel Lamy
Va à l’hôtel Lamy

Tonton Dgé © « Droit de Copie et d’Utilisation interdit » 2001 Constroy Mouvement Production

santo mandreano

 

C’est un joli petit village un petit port caché
Au milieu de trois îles à la terre rattachées
C’est un d’ces bouts du monde où il fait bon se poser
Si tu te trouves en Rade alors là tu es sauvé

Un jour un saxon d���Amalaric pourfendeur de chr��tiens, défait
Baptisé par saint Cyprien ici s’est retiré, obligé
Là il a converti bien des pirates retranchés
Le reste de sa vie en mandrian il s’est donné

Mandreano Santo Mandreano
Santo Mandreano Santo Mandreano

Et là il y a des sources douces qui disent de rester
À bien des voyageurs de la mer méditerranée
Y avait du murex du corail des joncs du poisson du gibier
Ça sent encore le paradis le long de ses sentiers

Et longue et longue est l’histoire de la stabilité
À travers les époques que de constroys ont dû donné
Leur vie pour rester ici longtemps ils ont dû résister
Aux horreurs de la barbarie aux yeux de leurs nouveaux nés

Mandreano Santo Mandreano…

Semper semper vigilis…

Et puis y a eu l’arrivée héroïque des pêcheurs éxilés
Ces gréco-italiens de Procida ont su redonn��
Du négoce de la fête et le grand forum du marché
Et sonnent les klaxons nocturnes les jouteurs ont gagné

Et les rengaines des marins cuités qui comptent se barrer
Y a du béton plein les pinèdes et des conos pour emmurer
Le chant des cigales qui plaident chaque été pour l’éternité

Chaque été c’est l’éternité et l’éternité c’est l’été (4 fois)

Mandreano Santo Mandreano…

Et sur la musique lointaine des bagads
Et à la mémoire lointaine de Flavian
Chantent et chanteront les poètes guerriers
Il n’y a qu’un seul chemin qui mène à Saint Mandrier

Mandreano Santo
Mandreano Santo Mandreano
Santo Mandreano Santo

Tonton Dgé © « Droit de Copie et d’Utilisation interdit » 2000 Constroy Mouvement Production

constroy

 

L’indien s’enfuit au ralenti dans la lande
Avant la nuit il va rejoindre sa bande
Sorti de sa réserve il redevient libre et beau
Il a défoncé le mur à coup de lavabo

T’as des images et des mots dans la tête
Ils avancent dans la neige sans raquettes
Et ça marche et ça pousse et ça résiste à ceux
À ceux qui compliquent tout ceux qui te volent le feu

Mais c’est long ça fait long
À longer les dents de scie
à longer les dents de scie

On se retrouve sous la lune à penser
À chanter des musiques folles à danser
En désespérados jusqu’aux heures les plus pâles
Les visages creusés à coups de pelles sous les balles

Ils voudraient nous casser les roufians les salauds
Alors on glisse au milieu des rivières en radeau
Allez constroy vas y
Mais c’est long ça fait long à longer les dents de scie

Mais long ça fait long
À longer les dents de scie
à longer les dents de scie

Tonton Dgé © « Droit de Copie et d’Utilisation interdit » 1987 Constroy Mouvement Production

au chant des cigales

 

Et au plus il fait chaud et au plus les cigales en chantent
Et au plus il fait chaud et au plus les cervelles moulantes
En cherchant l’ombre et l’eau les gens mauvais ne nous font plus caguer
Tout le monde plaisante et sur le sable on va nu pied fatigué

C’est au chant de la toute première cigale
Que je sors de mon trou que je pousse à grand peine ma dalle
Au dehors je vois des sourires qui me font chavirer
Et dedans j’ai les longs désirs qui me font plonger

Et je cours me baigner
Et je cours et je cours et je cours me baigner
Et je nage et je nage et je nage je ferais que nager
Et je vole et je vole et je vole j’aime tant m’envoler
Et j’écris et j’écris et je crie

C’est au chant de la toute première cigale
Que je sors de mon trou et repousse à grand peine ma dalle
Tout ce qui se passe en dessus sur la terre me fait gerber
Je préfère rester en dessous écouter le monde bouger

Et l’hiver j’attends l’été
Je l’attends je l’attends et je pense à ce que je ferai
Et je cours et je nage et je vole j’aime tant m’envoler
Et j’écris et j’écris et je crie on ne m’aura jamais
On ne m’aura jamais on ne m’aura jamais

On ne mourra jamais !

Tonton Dgé © « Droit de Copie et d’Utilisation interdit » 1997 Constroy Mouvement Production

var ouest

 

Allez on va danser
On va se faire du bien
Au sacrum et au sacré

Allez on va danser
Les pieds nus sur la plage
Et la plage sur les pavés

Allez chaloupez les bouligues jolies
On va le sentir monter l’aïoli
Ici y a pas trop faim y a pas d’épidémies
Y a jamais de cyclones que quelques incendies

Faut pas dramatiser ici on n’égorge plus
Les femmes et les nouveaux nés
Faut pas dramatiser ici dès qu���on est né
On est emboucané du nez

Ici tu peux dire encore “nad����n o mokh
Nati d���un cané ou la puta di tu ma”
À tous les cyniques qui délirent en bloc
En te tirant dessus en collaborama

Chevauchée dans le Var Ouest
Au milieu des cafards des blattes des conos
Qui voudraient bien te faire la peau
Accidenti à quello qui l’a fato

Chevauchée dans le Var Ouest
Y en a un qui m’a dit “arrête toi t’es mort!”
Je l’ai collé au mur il s’en souvient encore
Ma qué malo matador

Allez danse on le sait
C’est sur la 7ème Vague
Qu’on peut le mieux glisser ok

Allez danse on le sait
Ah si l’on crée plus fort
Sûr qu’on peut s’envoler

Au dessus des collines à la mer mélang��es
Sous des soleils en or dans l’azur inchangé
Mais les copains d’abord y en a plus pour cracher
Sur le droit la justice et sur l’égalité

Faut pas dramatiser
Ici on n’assassine plus les fous de la liberté
Faut pas dramatiser
Ici on les paye au mois pour la leur faire fermer

Ici au fond tout est triste est ce que tu le sais
Ici au fond tu es triste est ce que tu le sais
Ici le temps est à s’enivrer est ce que tu le sais
Mais le temps nous demande de ne pas oublier

Chevauchée dans le Var Ouest
Au milieu des mafieux des roufians des salauds
Qui voudraient bien me faire la peau
Ma quémadas conos

Chevauchée dans le Var Ouest
Y en a un qui m’a placardé toute ma vie
Libido plein la bouche
il va crever sans merci
Si sènior si

Allez on a dansé
On a gueulé de joie
Les conos sont défaits ok

Allez on a dansé
Mais faut faire gaf’ attention
Y en a des déguisés

Y a ceux qui font viril
Genre front contre Front
Qui tueraient les civil
Qui ne pensent pas rond

Y a ceux qui font malin
Machiavels de salon
Qui prennent les citoyens
Comme on presse les citrons

Faut pas dramatiser
Ah y a beaucoup de notables
Pas bezzef de capacités

Faut pas dramatiser
Et y a toujours des rascous
Du pouvoir pour se rapéguer

Ici t’es pas citoyen t’es client bâillonné
Et si tu viens de loin tu es loin d’être aimé
La démocratie c’est l’amour
Et l’amour ça ça crée
C’est le slogan constroy
Qui fait les pas gagn��s

Chevauchée dans le Var Ouest
En couleur au milieu des gabians des corbeaux
Qui voudraient me becter la peau
Eh io vago solo

Chevauchée dans le Var Ouest
Sous le soleil brûlant et la lune mouillée
Je pense chaque geste
Et le combat me sied

En moi monte monte une danse
En moi danse danse danse
En moi danse danse danse
En moi danse danse danse le guerrier

Allez on va danser
On va se faire du bien
Au sacrum et au sacré…
…Y a jamais de cyclones que quelques incendies

Faut pas dramatiser
Ici on ne crève plus dans les rues par millier
Faut pas dramatiser
Ici on est tous exclus
On est tous à la hue, hue…
Tous à l’aillé, yeh…

Tonton Dgé © « Droit de Copie et d’Utilisation interdit » 1998 Constroy Mouvement Production

un homme bleu

 

Du haut de l’anse
Bleue
J’ai la vie qui danse
Bleue

Devant l’immense
Bleu
J’ ai les yeux qui pensent
Bleus
Et c’est bien là que je suis le mieux
Bleu

Avec le vent ou sans vent
Avec la mer miroir du soleil plongeant
J’ai de la terre et du cosmos à ras l’éros

Devant l’immense bleu
Je vois la ville brune et rouge en feu
En bas les hommes
Au pouvoir tuent
Tous ceux qui pensent mieux qu’eux

Du haut de l’anse bleue
Proscrit réduit au long silence bleu
J’ai les trois B
Mais ça ne compte pas pour eux

J’ai le bien j’ai le beau j’ai le bon
Et j’ai le beat le battement qui fait des bonds
Qu’est ce qu’il y a de mieux
C’est banal et c’est merveilleux
Je suis mort et je m’imagine heureux
Je suis un homme bleu

Avec le vent ou sans vent…

Tonton Dgé © « Droit de Copie et d’Utilisation interdit » 1994 Constroy Mouvement Production

à tamaris

 

Allez y a du vent dans les drisses
Et des vaches qui pissent
En conolie humaine
Allez je pêche à Tamaris
Quand le soleil dans la saïgue se glisse
ô tamis de ma haine

Allez c’est ici le repos
Quand sonne le chaos
De la ville qui peine
Guerre froide et clientélisme
J’ai pris chambre à l’hôtel de l’Isthme
J’écris ma quarantaine

Allez j’ai la névrose de justice
Allez les Chantiers se sont tus
Ça fait dix ans qu’on tue
Les citoyens qui sèment
Il faut virer la crème
Allez je pêche à Tamaris
ô y a plus que là que je l’aime

Allez le long de la corniche
Où Pacha a dit chiche
Ici la ville est belle
Laisse tomber ton camp tavaritch
À côté du Casino des Baschichs
La daurade t’appelle

Allez j’ai xplosé un pébron
Un gros con de service
Une mauvaise graine
Mieux qu’un Goulag ou qu’un Auchtvitz
J’suis en cabane à Tamaris
Sur les Parcs je promène

Allez j’ai la névrose de justice…
Allez quand la lune se visse
Au dessus des flots lisses
De la baie bosphorienne
Allez je pêche à Tamaris
Quand les lueurs rosées se mélangent à celles pastis
J’ai la bonne dégaine

Allez je pêche à Tamaris

Tonton Dgé © « Droit de Copie et d’Utilisation interdit » 2001 Constroy Mouvement Production

pistil baie

 

Heureusement qu’il y a la plage

De sable blanc et doré

D’où tous les regards de passage

Butinent aux deux rochers

On les appelle les deux frères

Pas par goût de fraternité

Mais parce qu’ils ont la même mer

Je trouve ça plutôt cliché

Sous la lune et sous la lumière

Je vois deux gardiens de la baie

Qui tirent vers l’imaginaire

Le lourd massif du cap Sicié

À Pistil Baie sous la lune et sous la lumière

À Pistil Baie c’est là entre les deux rochers

À Pistil Beach c’est là que j’aurai mon finish

Pour pas désespérer ma ville

Heureusement je rame en baie

En yole comme D’Aboville

Je nage jusqu’aux deux rochers

Parce qu’à La Seyne il n’y a guère

Que magouilles et médiocrité

Moi j’ai la Renaissance amère

La Renaissance en plein Chantiers

Et puisque vogue la galère

Heureux celui qui sait ramer

Alors j’m’entraine en solitaire

Je suis heureux je nage en paix

À Pistil Baie …

Embruns de la septième Vague

Sur la plage projetés

C’est une histoire pas une blague

Qui commence à se chanter

Là où la terre et la mer s’aiment

Là où la terre et la mer s’aiment

Là où la terre et la mer s’aiment tout le temps

Sur le sable des deux mille ans

Je suis la mer elle est la terre

Par un soleil de nuit d’été

Sous la lune et sous la lumière

C’est là que Sollèna est née

Et c’est là que Lilla est née aussi

C’est là que Séquoïa est né…

Tonton Dgé © « Droit de Copie et d’Utilisation interdit » 1999 Constroy Mouvement Production

ramamoureux

 

Ramamourir on rame ramamourir

Chaque fois que je rame en baie
Je ressasse
Mon prochain combat de guerrier
Citoyen empêché`

Ramamourir on rame ramamourir

Y a des stades pour les sportifs
Et queudalle pour les créatifs
Du spectacle vivant
Le Théâtre en avant

Rame amour Rire Rame Amour Rire

L’ennemi numéro un c’est le clan
Des pébrons, des blattes et des glands
Qui ont peur des talents
Le talent c’est libérant

Ramamourir on rame rame en jouant

C’est ce qu’il y a tout au bout du désir
Qui me pousse qui me hisse et me tire
Des traits de mon labour
Sur la mer c’est l’amour

J’ai pas choisi d’être un laborieux
Comme la vie nous fait devenir vieux
Je rame comme un dieu
Et je trace du mieux
Que je peux

Ramamoureux je suis un ramamoureux

“Rame Amour Rire, Rame Amour Eux!”

Tonton Dgé © « Droit de Copie et d’Utilisation Interdit » 2005 Constroy Mouvement Production

le nageur de pistil baie

 

Ô elle est belle et je vais l’embrasser
Ô je nage en elle jusqu’aux Deux Rochers
Respire à tribord
Allonge tes crochets

Ô je suis le nageur de Pistil Baie
Je trace à la surface ma ligne en pointillés
Je n’sens plus l’effort
J’suis dans le Grand Bleuté

Nager dans la Baie encore (ter)
Ô nager en baie
Ô yellow red ô yellow blue ô yellow white is my light

Ô la mer est lisse et je glisse en beauté
Ô je chante ici mon histoire de guerrier
Je suis en accord
Je sais que j’ai gagné

Nager dans la Baie encore (ter)
Ô nager en baie
Ô yellow red ô yellow blue ô yellow white is my light

Tonton Dgé © « Droit de Copie et d’Utilisation interdit » 2004 Constroy Mouvement Production

les amants du faron

 

ChabadadaÏse

Les amants du Faron
Se retrouvent au balcon
De la ville qui retape
Les amours en rade olao

Les amants du Faron
Ils ont à l’horizon
Les deux rochers
En éternelle promenade

Bien plombés par le fond

Chabadadaïse

Les amants du Faron
Tiennent le bout le bon
Et se gavent d���amour
En voiture litière olao

Les amants du Faron
D’un banquet à deux ronds
Se font des fiançailles
A la pleine lumi��re

Et ils s’enquillent à fond
Chabadadaïse

Et là haut ils se sont dits oui
Pour la nuit entière
En se léchant la peau de mots chauds
Brûlants comme les pierres
Au soleil au sommet au soleil du Faron

Et depuis ils chantent cette chabadadaïse
Et depuis ils dansent sur cette chabadadaïse
Et à Toulon on pense
Qu’ils ont raison
Les amants du Faron

Chabadadaïse

Tonton Dgé © « Droit de Copie et d’Utilisation interdit » 2001 Constroy Mouvement Production

hennène khôl

(Les yeux noirs)

J’ai débarqué sur des rivages mauves
Marché sous les bas bananiers
Au pied des séquoias géants
Par une nuit de février
Sous un soleil
De dix mille ans

Ah ces rivages qui me sauvent
Ils sont nuités évanescents
Mes pas font des traces mouillées
Sur la terre noire vieux sang
Eh j’avance eh comme un fauve eh
Vers un bonheur plus très distant

Le bonheur Hennènne khôl
C’est d’la musique et des couleurs
Des tams tams plein le moteur
Et des chants

Sous ma peau nue qui se retend
Jusqu’à des bras ouverts pour moi
C’est un ballet immensément beau
Qui me plait qui n’en finit plus
À toi Hennène khôl
À toi ces mots qui dansent et viennent te mourir dessus

Tous ces mots Hennène khôl
C’est d’la musique et des couleurs
Des tams tams plein le moteur
Et des chants

Tu me voyais je suis venu
Dans mes errances au fond des soirs
Sur tes rivages mauves
Jusqu’à l’endroit où tu te loves
Jusqu’à ta source et tes yeux noirs
Jusqu’à ta source et tes yeux noirs

Tes yeux noirs Hennène khôl
C’est d’la musique et des couleurs
Des tams tams plein le moteur
Et des chants

Tonton Dgé © « Droit de Copie et d’Utilisation interdit » 2000 Constroy Mouvement Production

soleil

 

Soleil chauffe moi la terre encore en cœur
Juste ce qu’il faut
Juste à fleur de peau
Mucho calor chaleur soleil
Et quand tu seras presque mort
L’eau coulera mauve l’eau
Coulera l’amour fort

Que deviendront les hommes
Si les femmes se paument
D’amour
Que deviendront les femmes
Si les hommes se pâment
Toujours au…

Soleil chauffe moi la terre encore en coeur…

Je vois des grands espaces où courrent où courrent les vieux
Le mistral bien en face pour s’envoler au ciel
La nuit j’irai dormir un peu plus près d’eux
Plus près d’eux plus près du soleil

Et les enfants en bas aiment tant la lumière
Et s’ils sculptent les falaises et s’ils chantent la terre
C’est pour mieux la garder pour mieux la regarder et plonger
Dans sa mer pour rêver et se nourrir de l’air au…

Soleil chauffe moi la mer encore en coeur…

Que deviendront les femmes
Si les hommes se paument
D’amour

Que deviendront les hommes
Si les femmes se pâment
D’amour

Tonton Dgé © « Droit de Copie et d’Utilisation interdit » 1992 Constroy Mouvement Production

lune

 

Dans les reflets de la lune
Renaissent des désirs d’oiseau
Légers comme des plumes
Qui me retombent de tout en haut
La nuit sur le silence de l’eau
La nuit dans les lueurs abricot

Elle est l’abricot
Le sourire et le fruit
J’aimerais sa peau
Ô soleil de minuit

Ça lui va bien le noir
Le bleu outre noir
Ça lui va bien la nuit
Ô moi j’aime la nuit aussi
Elle revient chaque nuit
Et la nuit j’aime la lune au lit

Et cette nuit je m’sens pousser des ailes
Toute la nuit je vais danser pour elle
Ça y est je sens qu’j’vais m’envoler vers elle
Masque masque masque
Masque masque masqu’elle est belle

Ça y est j’entends “go allez allez !”
Son sourire me dit “oh oui oh oui !”
J’aimerais ta peau “elle veut ma peau !”
Oh mon beau de minuit “mambo”

Allez danse à vie
Ta lune te dit
J’ai trouvé mon so
Leil allez au lit
Soleil allez au lit
Au lit soleil aime la lune au lit

Allez au lit j’me sens pousser des ailes
Ça y est je sens que je vole avec elle
Je suis en extase éternelle
Masque masque masque
Masque masque masqu’elle est belle

Dans les reflets de la lune…

Tonton Dgé © « Droit de Copie et d’Utilisation interdit » 1992 Constroy Mouvement Production

les yeux secs

 

De ses lèvres il aimait sa bouche
Il effleurait ses sens sous sa peau de sable lisse
Le long de ses os
Ils parlèrent d’amour de leur amour ailleurs
Ils ôtèrent leur Zatz* et se laissèrent aller
Au leurre amour

Posé ses lèvres partout sur sa nudité
Salivé sur sa grève jusqu’à sentir son corps
Se vriller
Puis descendit boire à son tour de sa gorge alanguie
À sa sève bambou entrain de sécréter
D’ l’amour

Mer j’aime toutes tes vagues
Elles ailes me poussent à l’art l’amour
Terre ventre j’aime trop tes raisins sucrés
Être l’ange suis fait pour me renvoler
Je suis fait pour me renvoler
Not to be ambigu
Not to be Not to be ambigu

Tournoyèrent et prirent leurs ailes à jouer dans les vagues
Alors le fixa d’un regard d’oeuf bleu
Opaque
Puis d’un air de chat comblé de caresses
Épaisse sa bouche souriait pleine d’un désir retroussé
D’amour

Elle l’aimait déjà et il en jouïssait fort
Plongeait son corps dans sa source entrain de couler
D’amour
Puis gerba ses embruns sur son ventre baigné
L’inonda jusqu’à la transe et de leur danse naquit un sommeil d���amour né
D’ l’amour

Mer j’aime toutes tes vagues
Elles ailes me poussent à l’art l’amour…

*zatz: lunettes spéciales pour les yeux secs (voir présentation du Roman « Les yeux secs » dans la partie « Les Critures » du site).

Tonton Dgé © « Droit de Copie et d’Utilisation interdit » 1992 Constroy Mouvement Production

rue berny

 

À la Rue Berny
La rue du Maire Berny
Qui raisonnait les insurgés sous Napoléon III
Ne prenez pas les armes et formez les Chambrettes du Droit

À la Rue Berny
Y a les chais de la rue Berny
D’où sortaient les charrettes de vin d’olives et d’anchois
Aujourd’hui y a le théâtre des citoyens qui y croient

Et le vendredi des psalmodies arabes ressortent des murs étroits
Ô y a de la mosquée par là
Et le samedi les chants hébreux résonnent dessous les toits
Ô la synagogue est par là
Et le dimanche sonnent les cloches de Notre Dame de Bon Voyage
Ô pour conjurer des naufrages

À la rue Berny
Il y a le Relais de la rue Berny
Où passent à la retape les naufragés les sans toits
À la bière au pinard ils en oublient qu’ils sont des poids

À la rue Berny
Il y a le théâtre de la rue Berny
Qui n’envoie pas d’invitations au premier magistrat
Ô s’il en prend ombrage c’est que ce rôle ne lui va pas

Un Maire ce n’est pas un Gouverneur
C’est un modèle de citoyen qui abolit les passe droits
Ô la démocratie est là
Au Café Théâtre de la 7ème Vague on est constroys et on y croit
À la Chambrette du Droit

Tonton Dgé © « Droit de Copie et d���Utilisation interdit » 2004 Constroy Mouvement Production

la vague à danser

 

C’est une vague et elle me plait
Elle m’entraîne elle m’emmène
C’est une vague et elle me plait
Je glisse et je pousse sur elle
C’est une vague et je sais compter
C���est la septième la septième
C’est une vague et elle me plait
Elle déboule comme un rêve éléphant
Elle boulègue mes désirs de vivants

J’ai faim j’ai soif j’ai envie du rivage (bis)
J’ai envie de l’amour
Et ça me fait rigoler
C’est pas tous les jours qu’on rigole
Empistillés d’herbes drôles
Juste pour faire le pas
Pour pas choper la pécolle
La peau du coeur qui se décolle
Juste pour le pas dansé
Juste pour le pas dansé (ter)
Danse dansons dansez
La vague à danser

Danse danse danse la
Danse danse danse la vague à danser
Danse danse danse la
Danse dansons dansez
La vague à danser

Pourquoi la danser la vague à danser
Parce que c’est pas tous les jours qu’on rigole
Empistillés d’herbes drôles
Juste pour faire le pas
Pour pas choper la pécolle
La peau du coeur qui se décolle
Juste pour le pas dansé
Juste pour le pas dansé (ter)
Danse dansons dansez
La vague à danser

C���est une vague et elle me plait
c’est la septième la septième

Tonton Dgé © « Droit de Copie et d’Utilisation interdit » 2003 Constroy Mouvement Production

printemps 99

 

Printemps 99
J’ casse la coquille de mon oeuf
Per la settima volta

Printemps 99
Je pense à ceux qui veulent du neuf
Dentro la nostra città

Printemps 99
Au Café Constroy y a d’la B.OEU.F
Belle oeuvre à faire

Printemps 99
J’ai toujours en moi une meuf
Qui m’fait l’affaire

Oui elle est belle, oui elle est belle
Et du coup je suis beau
Elle est rebelle, elle est rebelle
Mais moi j’n’suis pas son robot

Tellement qu’elle a un bel coul’
Tout le monde veut le moule
Pour se la faire

Tellement qu’elle a un bel daï
Quand elle me touche ça me rend ga����
Elle sait me plaire

Tellement que son eau coule
Tout le monde autour roucoule
C’est une Miss Terre

Nue sous son chapeau de paille
Elle veut que j’la pique à l’ail
Esse la mia mujer

Oui elle est belle, oui elle est belle…

Tonton Dgé © « Droit de Copie et d’Utilisation interdit » 2000 Constroy Mouvement Production

on a la rade

 

Ni rebelles ni robots mais constroys
Oyez le mouvement
On a le label le drapeau qui claque au vent
oyez dans l’air du temps

On est les maghrébins latino espagnols
Les gréco-italiens
Cousins californiens brésiliens blacks
Et même un peu tyroliens
On est main dans la main
On chaloupe du Bassin
Méditerranéen

Et magnan l’ail lou vin et l’huile d���olive
Oyez le mouvement
On va peindre aux quatre coins de la ville
Aux couleurs du mouvement
Un préfabriqué une casbah
Avec le vert de la mer
L’orang�� bleu du couchant
Planter un palmier devant
Pour chanter
Tous nos projets
Pour s’mettre des dates sous la dent

On a la rade
Rumba raga raï ritournelle et ballade
On a la rade
Tout autour y a la ville
Entre le Mont Faron le Cap Sicié la Presqu’ile
Et dans la ville il y a trop
Y a trop de mafieux de salauds
Alors stop the conos ollé Massilia
Et ça tourne pas rond autour de la rade
Pour que ça tourne rond il faut un pont

Et ça fait maintenant dix mille ans que ça dure
Oyez le mouvement
Que trop de conos bloquent notre aventure
Oyez dans l’air du temps
On veut des espaces on veut courir
Un journal pour réfléchir
Et le hangar aux artistes
On a le feu et pour mieux
Le partager pour mieux bouger
On a le bus des anglais

On a la baie
Celle du Larazet avec ses parcs à moules
Et ses cabanes sur la mer
Et on a Pistil Baie
Celle où les deux rochers n’en finisent pas de marcher sur la mer
Sur la mer sans bouger
Sur la mer à méditer la Méditerranée
ollé constroys
Et ça tourne pas rond en méditerranée
Pour que ça tourne rond il faut des ponts

Tonton Dgé © « Droit de Copie et d’Utilisation interdit » 1994 Constroy Mouvement

le gobi bleu

 

En traînant les pieds nus dans le bord du bleu
On a le clapotis facile
Entre les rochers fonds de sable ou vaseux
Là vit le gobi tranquille

Il est muet paresseux
C’est une tête une queue
Il bade la girelleu
Mais préfère sa rague
(son petit pli dans les rochers)

Et nous on a le gobi bleu
Si tu le vois de tes yeux
C’est sûr tu vivras mieux
Tu feras bonne souche

Et nous on a le gobi bleu
Si tu lui touches un peu la queue
En plus tu seras amoureux
De tout ce qui bouge

Et nous on a le gobi bleu
Mais on reste des gens de peu
Nous on met pas le feu
On a l’eau à la bouche

Et nous on a le gobi bleu
On est des maîtres on est des dieux
On sait faire tout ce qu’on veut
On veut pas faire la soupe
De gobi bleu
Eh nous on a le Gobi Bleu vé, eh nous on a le Gobi Bleu teh

En jetant l’ameçon dans le bord du bleu
Dans le clapotis tranquille
Tu peux le taquiner le maître des lieux
Il a la pite facile

Il est bon et généreux
C’est une bouche et des yeux
Accro au zigouzigueu
Tu le remontes il t’en veut
(il te regarde de travers)

Et nous on a le Gobi Bleu…

Tonton Dgé © « Droit de Copie et d’Utilisation interdit » 2001 Constroy Mouvement Production

voir aussi sur: www.LeGobieBleu.fr

des 4 rivages

 

On doit ramer on doit ramer on doit ramer
Pour connaître l’autre visage
On doit ramer on doit ramer on doit ramer
Pour que se touchent les rivages

On doit chanter on doit chanter on doit chanter
Pour ne pas perdre le courage
On doit chanter on doit chanter on doit chanter
Et mélanger tous nos langages

Méditerranéo Méditerranéo Méditerranéo
Méditer Méditerranéo

On doit danser on doit danser on doit danser
Au fond des ports le long des plages
On doit danser on doit danser on doit danser
Pour faire la fête au voyage

On doit gagner on doit gagner on doit gagner
À constroyer un pays sage
On doit gagner on doit gagner on doit gagner
Le pays des Quatre Rivages

Méditerranéo Méditerranéo Méditerranéo
Méditer Méditerranéo

Tonton Dgé © « Droit de Copie et d’Utilisation interdit » 2003 Constroy Mouvement Production

séquoïa

 

Oh nous la vie que l���on préfère
C’est celle des guerriers d’en bas
Celle des pêcheurs du bout des mers
Et celle des paysans de Gaïa
Celle qui te tire de la misère
À force de livrer le bon combat
Tronchon tronchon contre la blatte humaine
Celle qui te tue quand elle te flâtte de haine
Celle qui voudrait te faire taire
Si jamais elle a le pouvoir sur toi

Séquoïa Séquoïa Séquoïa
C’est l’ombre et la lumière
Qui poussent la vie dans chacun de nos pas
Séquoïa Séquoïa Séquoïa
Pour défendre notre terre
Excuse-nous si on déterre le tomahawk

On est les li��s de la Terre
Et surtout pas les damnés
Oh on est le grand amour de Gaïa

Oh nous la vie que l’on préfère
C���est celle de la tomate du blé cuit de l’anchois
Celle de l’eau du vin du marc de la bière
Celle de l’olive et de l’ail pressés entre nos doigts
Celle des raisins salés de la colère
Celle qui nous fait hausser le ton d’en bas
Pour que vive la ferme Vuillon c’est la dernière
Après il nous manquerait comme un maillon
Pour que vive la ferme Vuillon c’est la dernière
Si jamais on nous prend pour des cons

Séquo��a Séquoïa Séquoïa

Tonton Dgé © « Droit de Copie et d’Utilisation interdit » 2006 Constroy Mouvement Production

la bralhamba

 

Faut y aller
Avant que de nous prendre un avion dans l’oeil
Avant qu’au fond des regards ne déteigne
L’orange amour en rouge haine
On danse la Bralhamba

Oh faut y aller (bis)
Quand faut y aller on y va
Bralhamba

On y va on est parti on va danser pour la vie
On y est puisqu’on est né on se la fait la bralha en bas
Et en avant on est parti comme cent papous dans la pampa
Fai tir’ en cachecolhon pour la longue marche à petits pas

Mais attention pas question de s’arrêter en chemin
La Bralhamba ça se danse du soir au matin

Bralhamba Bralhamba Bralhamba

En avant les clowns les poètes guerriers
En avant les constroys les aventuriers
En avant on chante on met nos vies en chantiers
On danse la Bralha aux pieds

En grappe mais pas à la queue leu leu
Et jusqu’au bout sans mettre à poil les neuds
On a la joie et on reste courageux
On danse la Bralha en bleu

Tonton Dgé © « Droit de Copie et d’Utilisation interdit » 2003 Constroy Mouvement Production

ma marseillaise

 

Ô elle est belle ma Marseillaise
Elle est belle à chanter
Avec son rire et sa bouille à baise
Elle me fait craquer
C’est le désir de ma Marseillaise
Qui nous a délivré
De l’Estaque à la Gineste
Des Caillols au Panier

Et dans tous les quartiers
Et à la Belle de Mai

Un jour sur une barricade
Je l’ai vu se lever
Moi je courrais sous les arcades
Au dessus des pavés chuis tombé
Ça sifflait derrière les flammes
À travers la fumée
Elle haranguait les militaires
Braillait aux émeutiers

Bande de déshumanisés
Yéiyéiyé

Regardez vous faire la guerre
À la civilité
Enragés et vous tortionnaires
Voyez d’où vous venez
D’une république trop fière
Et donc atrophiée
Occupons nous plutôt de notre Terre
Ça craint on va crever

Le temps nous est compté
Constroyer iyé

Je vous invite à partir solitaire
Dans vos jardins sacrés
Le désert le ciel la mer
Tous les lagons salés de l’univers
Respirez vous
Inspirez vous entre vous

C’est la femme de la rupture
L’amour était mourant
Elle a la niaque elle carbure
Au désir libérant
Et elle baise ma Marseillaise
Chaque fois que ça lui plait ça lui plait
J’étais par terre à la ramasse
Elle m���a ramassé

Elle m’a ramassé
Je suis son marseillais

Marseillais, Marseillais, Marseillais…Enquillé !

Tonton Dgé © « Droit de Copie et d’Utilisation interdit »
2007 Constroy Mouvement Production

le lion

 

Plan macro à ras des herbes sèches en pleine savane
Tombé en panne
Un étrange corps noir se traîne comme une épave
Il bave
Scorpion
Lui c’est le scorpion

Il aperçoit une patte une grosse patte molle
Une patte au repos
Aussitôt gros plan sur un oeil aigu de félin
Qui feint de faire le beau
Le lion
Lui c’est le lion

Qu’est ce qu’ils ont à voir
Lui est mou gros l’autre est dur et petit
Dans la savane ils parlent
Le soleil voudrait bien que tout se passe devant lui

Je n’ai plus de force il faut que j’aille
De l’autre côté du fleuve
Avant qu’il pleuve
N’y a que sur ton dos que j’ peux passer le fleuve
Le lion
Sois sympathique

Qu’est ce qu’ils ont à voir
Lui est mou gros l’autre est dur et petit
Dans la savane ils parlent
Le soleil voudrait bien que tout se passe devant lui

Une fois sur mon dos pendant que je nagerais
Je t’connais tu vas piquer
Mais si j’te pique je coule aussi
Alors pas question
Le lion
Sois sympathique

Elle me tue cette histoire
Au prince à la queue qui pince à mort le lion a dit oui
Dans la savane silence le soleil a pâli
Tout s’est passé devant lui

Devant lui devant lui devant lui
La mémoire de la vie

Tonton Dgé © « Droit de Copie et d’Utilisation interdit » 1987 Constroy Mouvement Production

le dernier bâteau

 

Constroyer
Constroyer le dernier bâteau
Constroyer
C’est constroyer la nouvelle ville
Constroyer
Constroyer la Place des Citoyens
En Chantiers
De la Mémoire des Pieds et des Mains
Pagayer
Autour de La Rade en bus londonien
Faire à pieds
De Saint-Mandrier au Mourillon le lien
Se payer
Les Deux Rochers d’un vif rose tyrien
Sur Sicié
La Ruine Bleue chante à la lune viens
Et lancer
Ouvrons la rade au dernier bâteau
Embarquer
Embarquons nous dans le dernier bâteau

La ville qui construisait des bâteaux
Devient son ultime navire
Métaphore de son histoire d’eau
Et après l’acier si ça chavire
Après l���acier revient revient le roseau
Si ça chavire
Après l’acier revient revient le roseau

Tip tip tip tilié
Chantent, chantent les femmes aux Chantiers
tip tip tip tilié
Chantent, chantent les femmes des ouvriers

Elles chantent
La Sagno s’appellera Pistil Baie

Tonton Dgé © « Droit de Copie et d’Utilisation interdit » 2004 Constroy Mouvement

aeioyu

 

C’est une petite musique
Une marche prohistorique
Qui m’accompagne en continu
C’est la ballade d’Aeioyu

Elle me remonte de très loin
Depuis les tout premiers matins
D’avant les mots d’avant l’amour
Quand on marchait quand on marchait
Sous l’étoile du non retour

À travers montagnes et vallées
Pour trouver la dernière terre
Comme on marchait comme on marchait
Le nez dans le parfum de l’air
Comme on marchait comme on marchait

Le nez dans le parfum de l’air
Comme on marchait comme on marchait
Depuis des lunes et des soleils
Il est tombé il est tombé
Le regard dans un autre ciel

Tout en haut du dernier sommet
On l’a porté on l’a monté
On l’a veillé on l’a chanté
Il ne s’est jamais réveillé
Il ne s’est jamais relevé

Quand sa chair fut putrifiée
Sous la terre entre deux rochers
On l’a couché on l’a dansé
Le sel dans les larmes de l’air
Les yeux dans le parfum de la mer

Le sel dans les larmes de l’air
Les yeux dans le parfum de la mer

C’est une petite musique
Une marche prohistorique
Qui m���accompagne en continu
C’est la ballade d’Aeioyu

(Aeioyu fut l’un des premiers morts de l’Humanité
Un des premiers découvreurs de la mer qu’il ne vit jamais
Depuis, du haut de chaque montagne
D’où l’on peut voir la mer, on chante
La ballade d’Aeioyu)

Tonton Dgé © « Droit de Copie et d’Utilisation interdit » 2006 Constroy Mouvement Production

around the rade again

 

Around the rade again
Autour de la rade encore
Around the rade again
Autour de la rade toujours

Gira gira faï des tours
Et prends ton élan
Et tourne tourne tourne
Vole droit devant

T’as pas de raisons de la quitter
Ta rade pleine ensoleillée
Pleine de méditerranée
T’as pas de raisons de la quitter

T’as une raison de la quitter
C’est d’aller boire un coup en face
Pars en bâteau après l’été
Sors de ton port passe ta passe

Va boire Shéhérazade
Va le vent hors de ma rade
Le vin de nèfles en rasade
Va boire Shéhérazade

Boire à son fruit nourri
De mille et un soleils
Pour devenir son soleil
Aveuglant de murs blancs
Là bas sous un mûrier
Elle danse nus pieds
Sur la place de Jigel
Elle me vois c’est bien elle
Je replie mes deux ailes
Elle est belle

Et je la suis
On va se faire la nuit
J’hume le fruit
Nu la peau et la pluie

J’y suis
Elle m’ouvre ses plis
Sa bouche aussi
Me salive et on joue oui
A tirer le jus du fruit

Around the rade again
Autour de la rade encore…

Tonton Dg�� © « Droit de Copie et d’Utilisation interdit » 2007 Constroy Mouvement Production

avance

 

Il marchait il marchait
Talon droit main gauche en arrière il marchait
pointe talon pied gauche main gauche en avant
Il marchait tout le temps

Les dunes qui glissent sous le vent font des plis
Où je trace pas à pas sur l’ennui
une ligne que le désert oublie

Puis la plage où se caressent jour et nuit
La terre et la mer qui sablent
La force et le sel de mon défi

Ô le lent mouvement
Que je passe en silence
En cadence en avant
Qui tire
Qui me pousse
Et me crie
Avance

Il ramait il ramait
Bras tendus vers l’horizon sans terre il ramait
Poignets soudés épaules en arrière ramenées
Il ramait tout le temps

Les vagues qui glissent sous le vent font des plis
Où je brasse rame à rame à la follie
Une ligne que la mer engloutit

Ô le lent mouvement
Que je passe en silence
En cadence en avant
Qui tire
Qui me pousse
Et me crit
Avance
Vers la lumière et danse

Tonton Dgé © « Droit de Copie et d’Utilisation interdit » 1989 Constroy Mouvement Production

envolé

 

Ça y est
T’y es
Au sommet t’y es
Tu vas les déployer tes ailes
ô désir de voler
Mais t’as peur
Ça te vrille le coeur
C’est le moment le grand
De ton envolée
T’as mis la mort à tes pieds
C’est le point d’inflexion
Embrasse la l’émotion
Balance la l’émotion
Coup de machette au cordon
T’as de l’air tout autour
C’est la vie qui te fait sauter tôt ou tard
Du haut du hasard-amour
Les résignés de l’espoir
S’accordent mal avec le sens de l’histoire
De peur d’impuissance à savoir
Vu d’en l’air tout est plus clair

C’est la mer à boire
ô la mer à boire
Misère au comptoir
Allez je vais sauter
Allez sauter
J’vais sauter

T’as de l’eau tout autour
Des yeux des cieux
Il pleut des larmes de joie
D’adieu aux hommes à leurs lois ma foi
Les désignés de l’espoir
S’en vont ainsi les ailes usées dans le soir
Par hasard-amour à savoir
Vu d’en l’air tout est plus clair

Ça y est
Envolé

Tonton Dgé © « Droit de Copie et d’Utilisation interdit » 1989 Constroy Mouvement Production

la corderie

 

Et on l’a la Corderie
Et on l’a la corde celle qui nous relie
On l’a le combat contre la connerie
On l’a le théâtre où l’on rit

(refrain en choeur : lalala)

Et on l’a la chanson
On l’a celle qui nous donne le ton
On l’a le phrasé dans la voix de Bobby
On l’a le blowing’in the wind

(refrain en choeur : lalala)

Et on l’a la compassion
On l’a pour les collines qui partent tout en béton
On l���a pas pour ceux qui cultivent mal le pognon
On la la la révolution

(refrain en choeur : lalala)

Tonton Dg�� © « Droit de Copie et d’Utilisation interdit » 2009 Constroy Mouvement Production

le dernier pêcheur

 

Aïaïaïoh
J’ai mal au dos
J’aime l’eau j’ai du peau
Oh aller loin sur l’eau
Repousser l’horizon
L’eau et le sel c’est ma mer
Quand je quitte la terre
Pour aller aux poissons
J’ai l’élixire à l���ail
Mon moteur à l’aurore
Et les vapeurs du port
Aller jusqu���à la faille
Et là plonger au fond
J’aime tous les poissons au fond

Pêcheur, pêcheur, pêcheur
Je suis le dernier pêcheur

J’ai un truc, j’ai un truc, j’ai un truc qui me bouste
J’ai un truc, j’ai un truc, j’ai un truc que mi gousto

Aïaïaïoh
J’ai mal au dos
io vado solo
J’ai l’élixire à l���ail
Car l’homme est un poison
Alors je suis poisson
Je vais jusqu’à la faille
Et là je plonge au fond
J’aime tous les poissons au fond

Pêcheur, pêcheur, pêcheur
Je suis le dernier pêcheur

J’ai un truc, j’ai un truc, j’ai un truc qui me bouste
J’ai un truc, j’ai un truc, j’ai un truc que mi gousto

Mon secret, mon secret c’est croquer d’la langouste
C’est croquer d���la langouste

Pour tenir le temps entre mes

Mon secret, mon secret c’est croquer d’la langouste
C’est croquer d’la langouste

Pour tenir le temps entre mes
Pour tenir le temps entre mes

Dents

Tenir le temps
En souriant
Pour jamais être vieux
Pour toujours être au mieux

Je suis le dernier Pêcheur

Pêcheur, pêcheur, pêcheur

Tonton Dgé © « Droit de Copie et d’Utilisation interdit » 2009 Constroy Mouvement Production